La voix qui avait parlé était celle de la marquise Olympe. Nous la connaissions bien tous les trois.

Une sorte de rauquement lui répondit dans la nuit.

Puis une autre voix, haletante, celle-là, et brisée, demanda:

—Qui donc a tué l'enfant? qui donc? La voix d'Olympe répondit:

C'est moi! Et tout aussitôt un grand cri de rage courut en s'enflant sous les voûtes.

Puis un gémissement d'agonie....

—Olympe! mon Olympe! gémit M. Ferrand d'un accent déchirant. Ce fut tout. Il resta inanimé entre mes bras.

L'instant d'après quelque chose de rapide comme le vol d'une flèche passa au milieu de nous. C'était Laura qui brandissait au-dessus de sa tête un gros bouquet de fleurs....

Nous entendîmes alors le bruit de quelqu'un qui se traînait sur le sable. On reconnaissait le frôlement de la soie. Je ne puis dire à quel point tous ces bruits étaient distincts.

—Elle n'est pas morte! balbutia M. Ferrand qui se redressa et se mit en marche le premier, plus chancelant qu'un homme ivre. Lucien et moi nous le soutenions de chaque côté.