Et je pense que Louaisot aussi l'aimait à sa manière. Dans un coin de son égoïsme il voyait peut-être ce beau jeune homme compléter sa gloire, élevé qu'il serait sur le piédestal d'une immense fortune.
Chaque fois qu'Olympe résistait, Louaisot disait comme Jean Bart brandissait la mèche allumée: «Je ferai sauter ce qui me reste de cœur; je tuerai l'enfant!»
L'a-t-il fait? Olympe est morte en croyant qu'elle le retrouverait au ciel....
Un jour, en effet, Olympe résista en face.
Louaisot lui avait posé son atroce ultimatum: le mariage avec lui, Louaisot, la mort de Jeanne et la mienne.
Ce jour-là, Olympe se donna à nous tout entière.
Elle nous dit toute sa vie si jalousée, mais si funeste. Ses larmes demandèrent pardon à Jeanne, qui la serrait contre son cœur.
Et ce jour-là aussi, elle fut prisonnière. La porte du souterrain se ferma sur elle comme sur nous.
En haut, dans la maison de ce vieil homme qu'on appelait le Dernier Vivant et qui se mourait, il n'y avait plus que M. Louaisot.
Et M. Louaisot avait peur. Il ne pouvait rien contre la vie d'Olympe. La vie d'Olympe, c'était l'héritage du vieil homme.