—C'est long!... murmura-t-il en se parlant à lui-même; et il n'y a rien au bout du voyage!...
Sa tête s'enfonça dans l'édredon des coussins, et ses yeux se fermèrent.
—Seïd!... dit-il.
Le noir qui tenait l'éventail se dressa sur ses pieds et demeura immobile aux côtés de son maître.
—Va me chercher Mirze, reprit le nabab sans ouvrir les yeux.
Seïd s'élança vers l'escalier conduisant aux cabines.
Ses pieds nus effleuraient à peine le parquet brillant du pont.
Au moment où il atteignait l'écoutille, la voix du nabab s'éleva de nouveau.
—Seïd!...
Le noir revint, docile.