[321]: On s'attendait à Rome à la prochaine arrivée de Bonaparte. Le club des Amis de la Liberté lui avait même écrit pour l'inviter à assister à l'inauguration d'une statue en son honneur. L'inscription avait même été rédigée à l'avance: Alexandre Boneparti, duci Gallorum invictissimo, quod senatum populumque Romanum, a Pontificibus maximis vi et metu conculcatum, in pristinum splendorem et auctoritatem restituent.» Cf. Barral, Histoire de la chute de Venise, p. 213.

[322]: Lettre du 1er février 1797 (Corresp., t. II, p. 271): «Ne pourrait-on pas donner Rome à l'Espagne? Alors nous pourrions restituer à l'Empereur le Milanais, le Mantouan et le duché de Parme, au cas où nous fussions obligés d'en passer par là afin d'accélérer la paix dont nous avons besoin.»

[323]: Correspondance, t. II, p. 69.

[324]: Vérone, 28 octobre 1796. Correspondance, t. II, p. 79.

[325]: Bologne, 1er février 1797. Corresp., II, 289.

[326]: Cette lettre du 13 février (Correspondance, II, 329) est bien curieuse: Bonaparte annonce au Directoire qu'il est partisan de la paix: «1o parce que cela m'évitera une discussion qui peut être très sérieuse avec le roi de Naples; 2o parce que le Pape et tous les princes se sauvant de Rome, je ne pourrai jamais en tirer ce que je demande; 3o parce que Rome ne peut pas exister longtemps, dépouillée de ses belles provinces, une révolution s'y fera toute seule; 4o enfin, la cour de Rome nous cédant tous ses droits sur ce pays, on ne pourra pas, à la paix générale, regarder cela comme un succès momentané, puisque ce sera une chose très finie.»

[327]: Article 18 du traité. Indemnité de 300,000 fr. à répartir entre tous ceux qui avaient souffert de l'attentat.

[328]: Lettre citée par Sybel, IV, 395.

[329]: Réclamations présentées à Bonaparte par le marquis Massimi. Voir Correspondance, Goritz, 25 mars 1797, t. II, p. 419. En effet, on ordonne de rendre les marchandises appartenant à des négociants romains, de lever le séquestre mis en Romagne sur des bénéfices dont les propriétaires résident à Rome, de restituer les biens et bénéfices appartenant à des princes romains. Lettres de Bonaparte à Pie VI (t. II, p. 418) et à Massimi (t. II, p. 419) pour leur annoncer ces mesures gracieuses.

[330]: Correspondance, t. II, p. 238.