C'est le sage, c'est l'humain rire, car il n'est jamais loin des larmes, d'un enfant.
C'est le jeu, assujetti à la logique des vents—mais nous ignorons leurs lois—de l'ombre longue, souple et déliée des rameaux du pandanus, de l'ombre pyramidale et plane des fougères légères, sur le gazon indéfiniment bercé, dans ce jeu atténué, de la nuit au jour.
C'est le temps, aux approches de l'éternité, concevant le désir des multiples actions simultanées, essentielles, et qui s'évanouit, épris du Toujours, aux ardentes couleurs de la Passion, car elle est impérieusement Présente.
C'est la gamme, d'un doigté de vertige parcourue et reparcourue, et se résolvant en comme un seul accord de tout,—de tous les sentiments, de toutes les sensations qui font le prix de la vie, et c'est la morsure dans le baiser, et c'est la blessure dans l'ivresse de la victoire.
C'est l'Ile Heureuse, c'est la Terre Délicieuse—
Et c'est Téhura.
IV
Moi, maintenant vraiment Moi, franc d'exil et le fils adopté de la Mère Délicieuse, je sais bien des choses,—et je sais comment il convient d'honorer la Lune,—(après le Soleil, Dieu suprême et l'essence inaltérable des Grands Dieux)—comment il convient de peindre son image et de la sculpter, afin que les hommes aiment la Déesse, la redoutent et lui rendent hommage.
Elle est diverse, mais belle également dans sa fureur et dans sa tendresse.
Il faut célébrer d'abord Hina la Chasseresse: Hina du sang et de la mort.