Une cuvette, de l’eau, un peu de savon, et tout est nettoyé. Et ses mains tapaient sur les mamelons caoutchoutés, son ventre mamelonnait. Je
P.G. Rengaines classiques
m’en souviens, et ma foi, pardonnez-moi, je ris.
Dans cette impasse un peu cour des miracles, l’impasse Frémin donnant sur la rue des Fourneaux. 5 heures du matin, je ne dors pas et j’entends la mère Fourel, la femme du charretier qui s’écrie: «Au secours, mon mari s’est pendu.»
Je saute du lit, j’enfile un pantalon (les mœurs!). Je prends en bas un couteau et je coupe la ficelle. Le pendu était mort, tout chaud, tout bouillant. Je voulus le faire porter sur un lit. Halte-là, il faut attendre la justice...
De l’autre bord, ma maison surplombe de quinze mètres un terrain de maraîchers. Je crie au maraîcher: «Avez-vous un melon-cantalou?»
Justement, en voilà un de mûr, et à mon déjeuner je mange mon cantalou, sans songer au pendu. Comme on le voit, dans la vie il y a du bon. A côté du poison, il y a du contrepoison. Et le soir dans le monde en habit, croyant émotionner, je raconte l’histoire, et tout le monde, en souriant, sans émotion, me demande quelques morceaux de la corde de pendu.