Ce peuple a de très curieuses pudibonderies. Ainsi dans le Sund les propriétés sont voisines et chacun a sa cabine pour s’habiller ou se déshabiller au bain de mer. La route surplombe.

Les femmes se baignent à part et les hommes aussi, mais à leurs heures. On se baigne nu, et il est de règle que le passant sur la route ne doit rien voir.

J’avoue que de ma nature très curieux, j’allais contre la règle, un jour où la femme d’un ministre marchait dans la mer s’en allant en pente douce. J’avoue aussi que ce corps tout blanc nu jusqu’à mi-mollet faisait assez bon effet. La petite fille suivait et se retournant m’aperçut. «Maman!» La maman se retourna effrayée reprenant le chemin de la cabine, me montrant ainsi tout le devant après m’avoir montré l’arrière. J’avoue encore que le devant faisait à distance assez bon effet.

Ce fut un scandale. Comment! avoir regardé!!!

Aux bains de mer, en France, une Danoise, après s’être revêtue d’un costume de bain selon nos usages, sortie de la cabine hésitait, pudibonde Danoise, à aller se baigner avec tout le monde, hommes et femmes. Et la garde-cabine interrogée répondit: «Madame ne voit donc pas la mer,» de même le maître baigneur s’écrie: «En voilà encore une qui me tend les fesses, et qui dans le monde ne me donnerait pas la main.»

Encore une drôle de pudibonde cette jeune Danoise dans un atelier libre de sculpture que je vis avec un énorme compas, prenant avec précaution la distance... du machin à la cheville du modèle.

Le modèle très froid fut convenable.

Cette jeune Danoise prenait ses repas à la crèmerie d’en face sans jamais quitter ses gants. Une

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