Comment! moi, révolutionnaire; moi qui adore et respecte Raphaël.

Qu’est-ce qu’un art révolutionnaire? à quelle époque cesse sa révolution?

Si, ne pas obéir à Bouguereau ou à Roujon constitue une révolution, alors là j’avoue être le Blanqui de la peinture.

Et cet excellent directeur des Beaux-Arts (centre droit) me dit aussi, en ce qui concernait les promesses de son prédécesseur: «Avez-vous un écrit?»

Les directeurs des Beaux-Arts seraient-ils encore moins que les plus simples mortels des bas-fonds de Paris pour que leur parole, même devant témoins, ne soit valable qu’avec leur signature?

Pour tant soit peu qu’on ait conscience de la dignité humaine on n’a plus qu’à se retirer; c’est ce que je fis immédiatement, pas plus riche qu’auparavant.

Un an après mon départ pour Tahiti (deuxième voyage), ce très aimable et délicat directeur ayant appris par quelqu’un de naïf—sans doute—que mon admirateur croyait encore aux bonnes actions, que j’étais à Tahiti cloué par la maladie et dans une atroce misère, m’envoya très officiellement une somme de deux cents francs... à titre d’encouragement.

Comme on le pense, les 200 francs sont retournés à la direction.

On doit à quelqu’un et on lui dit: Tenez, voici une petite somme dont je vous fais cadeau, à titre d’encouragement.

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