Dans des sentiers convergents des figures campagnardes, nulles de pensées, cherchent on ne sait quoi.

Cela pourrait être de Pissarro.

Sur le bord de la mer un puits: quelques figures parisiennes de rayures habillées et bigarrées, assoiffées d’ambition sans doute, cherchent dans ce puits tari l’eau qui pourrait les désaltérer. Le tout de confetti.

Cela pourrait être de Signac.

Les belles couleurs, sans qu’on s’en doute, existent et se devinent derrière le voile que la pudeur a tiré. D’amour conçues les fillettes évoquent la tendresse, les mains saisissent et caressent.

Sans hésiter je dis que c’est de Carrière.

La vidangeuse, le vin à quatre sous, la maison du pendu.

Impossible à décrire. Faites mieux, allez les voir.

D’un compotier les raisins mûrs dépassent la bordure: sur le linge, les pommes vert pomme et celles rouge prune se marient. Les blancs sont bleus et les bleus sont blancs. Un sacré peintre que ce Cézanne.

Avec un camarade devenu célèbre il se rencontre en se croisant sur le pont des Arts. «Tiens, Cézane, où vas-tu?—Comme tu vois, je vais à Montmartre et toi à l’Institut.»