Un jeune Hongrois me dit qu’il était élève de Bonnat. Mes compliments, lui ai-je répondu, votre patron vient de remporter le prix au Concours du Timbre-Poste avec son tableau au salon.

Le compliment fit son chemin; vous pensez si Bonnat fut content et le lendemain le jeune Hongrois faillit me battre.

X un pointilliste. Ah! oui celui qui les fait le plus rond.

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Les vases cloisonnés.

Là bas, bien loin de mon patelin, la campagne niponne est couverte de neige; tout le monde est dans les fermes.

Pour vous éviter d’entrer par la cheminée, les portes étant fermées, je vais vous introduire par le seul fait d’une narration au milieu d’une famille niponne. Paysans neuf mois de l’année, artistes les trois mois d’hiver. Et ce que vous aurez vu dans une maison suffira à votre enseignement; toutes sont pareilles, animées de la même vie, des mêmes travaux, et surtout de la même gaieté. L’intérieur est tout ce qu’on veut, une petite fabrique, un dortoir, un réfectoire, etc... rappelant par la petite boîte si bien décrite par notre grand académicien Pierre Loti.

Vous ne trouverez pas non plus la petite Chrysanthème sœur de Rarahu la Tahitienne; toutes deux incapables de comprendre un cœur distingué de jeune homme déjà blasé et pourri. Pourri aussi le jeune homme japonais, mais pas encore désillusionné. Il n’a d’ailleurs pas encore à côté de lui son frère Yves pour pouvoir s’épancher. Dans une maison japonaise tout est simple et composé, la nature et l’imagination. On fonctionne et l’on mange à tous les fruits et la nature est riche en fruits. Vous m’entendez bien, Loti, mais il faut savoir y goûter, oublier qu’on est officier. Que diable! on ne couche pas avec ses épaulettes.

Le sucre et le poivre. Goûtez-y, ce n’est pas si mauvais que cela.

Ah! que le thé a un bon parfum quand on le boit dans une tasse qu’on a faite soi-même, si librement décorée.