—Non, répondit-elle. J'ai beaucoup réfléchi et prié, depuis l'autre jour, et cette affreuse scène. Pardonnez-la moi, Sabine; et je crois que je vous le laisserai prendre. D'ailleurs, ajouta-t-elle en s'efforçant de sourire, vous le prendriez bien sans moi.
Elle songea un peu.
—Tout de même, j'aurais pu vous causer de l'embarras; si Dieu enfin ne m'avait autrement inclinée.
—Ah! s'écria imprudemment Sabine, je ne le prierai jamais, s'il doit m'empêcher d'aimer ceux que j'aime.
Basilida devint plus pâle.
—Est-ce que vous seriez venue pour rire de mes chagrins, demanda-t-elle.
Un instant, elle la serra comme pour la rompre, mais Guiche, pareille à une enfant menacée, ne savait se défendre qu'en tendant sa bouche.
—Non, dit Basilida.
—Vous m'avez fait mal.
—Il y a des moments où je voudrais vous en faire davantage. Et vous, pourquoi l'aimez-vous?