—Le poteau?

—Oui, le poteau: tout le monde fait ça. Vous vous tenez sur les mains, les pieds en l'air. Ça fait que vous êtes aveuglé par vos jupes.

—Je comprends, dit Cérizolles. Mes jupes.

—Mais non... Enfin vous comprenez. Et puis il ne veut pas que je me promène seule dans le bois du Moulin. Et puis... Enfin, c'est un tyran. Que ferait-il de plus s'il était...

Le jeune homme ne disait rien.

—S'il était un mari, conclut-elle.

—Les mêmes choses, sans doute; et vous aussi, à part le poteau... Mais ce bois du Moulin, il est donc tabou?

—C'est loin des maisons. Il y passe des chemineaux, des journaliers de la Mine et, je pense, de ces demi-dieux qui avaient les oreilles pointues. L'an passé, on y a fait du mal à une jeune fille, une couturière, qui cherchait des champignons. On lui a... Je ne sais pas ce qu'on lui a fait. Oui, et pris son porte-monnaie.

—Peut-être, en effet, serait-il plus sage de se promener ailleurs.

—C'est si beau, voyez-vous. Il y a un bouquet de chênes, surtout; de très vieux chênes, avec de grandes pierres, qui font carrefour. Et on y est tout seul, tout seul... tout seul d'hommes, je veux dire.