—C'est, reprit Detzine dans le corridor, M. et M{me} Laharanne, qui sont entrés en passant, pour voir Madame si ça ne la dérange pas.
—Dites que j'ai la migraine..... que je garde le lit, que... n'importe quoi.
—Vous feriez mieux d'y aller, insinua Vitalis, avec toute sa douceur retrouvée.—On sait que je suis ici et que vous n'êtes pas sujette aux migraines.
Basilida prit ce soin encore pour de l'ironie.
—Ah! tu as assez de moi, fit-elle. Eh bien, va-t'en. Qui te retient. Va retrouver ton émeraude! Quant à moi, penser à ce que pensent les autres, j'ai d'autre poisson à frire. Et ne ris pas comme ça: je vais leur crier dans la figure que nous sortons du lit.
Elle touchait la clef, déjà.
—Ça serait drôle, dit-il, presque malgré lui.
Mais à ces seuls mots, Mme Beaudésyme ouvre la porte, se jette dans le couloir, avant qu'il la puisse retenir. Sans se soucier de Detzine, Vitalis court jusqu'à l'escalier. Et là, il entend Basilida, déjà descendue, qui ouvre la porte du salon en disant:
—Je vous demande pardon de vous recevoir comme çà, au saut du lit. J'étais avec mon amant.
Dans le salon encore brillant de jour, les deux visiteurs restèrent muets de surprise, et Mme Laharanne, malgré sa douceur, se pinça les lèvres devant la tenue de Basilida. Mais le capitaine qui n'était point méchant homme répondit: