En moins d'un mois, pour s'étourdir, il avait jeté près de cent mille francs par les fenêtres.
En possession de la fortune maternelle, il n'avait eu, pour puiser, qu'à s'adresser à son notaire.
Un détail fournira la mesure de la manière—absolue et complète—dont l'accaparaient ses nouvelles occupations:
Népomucène Briquet avait disparu brusquement...
Eh bien, notre «enfant prodigue» n'avait point paru attacher une importance exagérée à cet événement singulier...
Et, en les remettant, de jour en jour, au lendemain, il avait entièrement oublié de procéder aux recherches, aux démarches nécessaires pour savoir ce qu'était devenu ce brave soldat, son ancien compagnon d'armes, le plus dévoué de ses amis et son plus fidèle serviteur.
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C'était un dimanche. Midi approchait. Dans sa chambre à coucher, Sergine était à table devant son thé.
Le thé de Sergine admettait comme accessoires un artichaut à la poivrade, du bœuf en vinaigrette et une salade assaisonnée d'un fort chapon.
Elle dévorait tout cela avec un appétit charmant. Son peignoir de damas était broché d'oiseaux fantastiques et de fleurs de pourpre et d'or. Vous auriez juré d'une de ces Japonaises qu'Henry Somme croque du bout de sa plume paresseuse.