Paulette rougit comme une écolière, tandis que Mme Alibran, qui avait de l’usage, allait s’asseoir dans un coin de la pièce, vis-à-vis de son compagnon, tous deux aussi imperturbables que s’ils n’avaient pas reconnu Paulette et Stany. Cependant les femmes étaient en relations de visites, et les hommes, sans être liés, se rencontraient au cercle.
Stany, déconfit, affronta le regard étincelant de reproche que lui jetait Paulette.
— Vous les avez vus ? souffla-t-elle.
— Oui, qu’y faire ?
— Si nous nous en allions ?
— Vous n’y pensez pas.
— Mais ma réputation. Que vont-ils penser de nous ?
— Ce que nous pensons d’eux-mêmes.
— Oui, mais moi j’ai tout à perdre d’un bavardage, tandis que pour Alibran, c’est connu.
Il est certain que celle-ci, étonnamment jeune et belle à quarante-neuf ans, ne risquait rien : sa réputation d’amoureuse était faite, admise et consentie par un monde indulgent.