Madame Goulart. — Non, rien ne me dit.
Zoé Lacave. — Voulez-vous que j’aille chercher Bijoute ?
Madame Goulart. — Pauvre Bijoute, elle me fatiguerait. Tout me fatigue, à présent… Donnez-moi mon écritoire… Je vais écrire à mon notaire… On ne prend jamais trop tôt ses dispositions.
Zoé Lacave, avec hésitation. — On a toujours le temps… Vos mains sont chaudes… Vous vous tourmentez… Pourquoi ne pas vous reposer ? Voulez-vous une petite collation ?
Madame Goulart. — Je n’ai plus soif. (Résolument.) Donnez-moi de quoi écrire à mon notaire.
Zoé Lacave. — Voilà…
Madame Goulart. — Qu’est-ce qui entre dans la chambre ?
Zoé Lacave, se retournant. — Dans la chambre ? Mais personne !
Madame Goulart. — Ah ! je croyais bien pourtant…
Un grand silence, un long malaise…