M. de Vertbois. — Ce qui est certain, c’est qu’une résidence d’été sera indispensable pour nos santés. Nous achèterons le château de Merané, près d’Amboise. L’air de la Touraine, est excellent pour vos bronches et mes rhumatismes.

Zoé Lacave. — Vous voyez grand, monsieur le comte ; ce château, n’est-ce pas, vaut ?…

M. de Vertbois, qui vit avec six mille livres de rentes, très incertaines. — Une bagatelle. Deux millions. Nous aurons une meute et chasserons à courre.

Madame de Vertbois. — Parlez pour vous, Norbert.

M. de Vertbois. — Vous suivrez en voiture. Au surplus, je n’ai pas pris de décisions définitives en ce qui concerne cet hôtel ; mais je crois que j’y ferai des remaniements de fond en comble.

Madame de Vertbois, effrayée. — Ah ! mon Dieu !…

M. de Vertbois. — Il manque une salle de billard, une salle d’escrime et un grand cabinet d’hydrothérapie monté avec tout le luxe possible.

Zoé Lacave. — Comptez-vous beaucoup recevoir, monsieur le comte ?

M. de Vertbois. — Certainement. Nous donnerons de grandes fêtes ; et, j’y pense, une salle de théâtre ne sera pas de trop. En développant la serre et en élargissant le salon bleu, on pourra avoir quelque chose de très coquet.

Madame de Vertbois, levant le doigt. — Norbert, Norbert… Savez-vous seulement ce que la tante aura décidé à notre égard ?