Après avoir félicité Alila de son succès, j’examinai sa blessure: un fragment d’une balle coupée en quatre l’avait atteint sur la pommette de la joue, et s’était aplati sur l’os; j’en fis l’extraction, et la guérison ne se fit pas longtemps attendre.
Maintenant que j’ai presque terminé, pour ne plus y revenir, mes nombreuses expéditions contre les bandits, je reprends la suite de ma vie habituelle à Jala-Jala.
Chapitre XV.
Jala-Jala.—Bermigan.—Le capitaine Gabriel Lafond.—Joaquin Balthazar.—Tay-Foung.—Rixes.—Bandits.—Tapuzi.— Ile de Talim.—Guerre civile.
A cette époque, un malheur vint mettre le deuil dans ma maison.
Des lettres de ma famille m’annonçaient que mon frère Robert était revenu de Porto-Rico, mais que bientôt une maladie grave l’avait conduit au tombeau.
Il était mort entre les bras de ma mère et de mes sœurs dans la petite maison de la Planche, où, comme je l’ai dit, nous avons tous été élevés.
Ma bonne Anna pleura avec nous, et employa mille soins et les plus douces attentions pour alléger la douleur que mon frère Henri et moi nous ressentions d’une perte si cruelle.
Quelques mois après, un nouveau chagrin vint encore nous affliger.