A une certaine époque, elles se reposent dans de vastes plaines ou sur les montagnes fertiles; là elles allongent l’extrémité de leur corps en forme de tarière, et percent la terre à une profondeur de quatre à cinq centimètres, pour y déposer leurs œufs; la ponte finie, elles laissent le sol percé comme un crible, et disparaissent, car leur existence est terminée.

Mais, trois semaines après, les œufs éclosent, et des myriades de petites sauterelles surgissent de la terre.

Dans le lieu où elles naissent, tout ce qui peut servir à leur pâture est détruit.

Aussitôt qu’elles ont acquis un peu de force, elles abandonnent le site de leur naissance, font disparaître toute végétation sur leur passage, et se dirigent vers les champs cultivés, qu’elles parcourent et désolent jusqu’à ce qu’elles aient leurs ailes; alors elles prennent leur vol pour aller plus loin dévaster de nouvelles plantations.


[1] M. Paris, actuellement capitaine de vaisseau, est à Paris, où j’ai été heureux de le rencontrer.

[2] De la maison Russell et Sturgis. Véritable et bon ami, dont le souvenir bien présent à ma mémoire ne s’en effacera jamais.

Chapitre XVIII.

Jala-Jala.—Agriculture.—Pertes douloureuses.—Vente de Jala-Jala.—M. Adolphe Barrot.