Un quatrième, beaucoup plus petit et aussi sans vide, sert à faire des barrières et des entourages pour clore les champs cultivés.

Les autres espèces sont moins employées, mais cependant elles ont toutes leur utilité.

Pour conserver la plante et la rendre tous les ans bien productive, on coupe les jets à la hauteur de dix pieds du sol; tous ces jets imitent un assemblage de tuyaux d’orgue, et sont entourés de branches et d’épines.

Au commencement de la saison des pluies, il sort de chacun de ces buissons, comme de grosses asperges, une quantité de bambous qui s’élèvent comme par enchantement.

Dans l’espace d’un mois, ils ont cinquante à soixante pieds, et au bout de quelque temps ils ont acquis toute la solidité nécessaire pour être employés aux divers ouvrages auxquels ils sont destinés.

Le cocotier, de la famille des palmiers, met sept années à croître avant de donner des fruits; mais après ce temps, et pendant plus d’un siècle, il fournit toujours la même récolte, c’est-à-dire, tous les mois, une vingtaine de grosses noix. Jamais cette récolte ne manque, et, sur le même tronc, on voit constamment des fleurs et des fruits de toutes les grosseurs.

La noix de coco est, comme on sait, une bonne nourriture; on en retire aussi une grande quantité d’huile.

L’enveloppe solide sert à faire des vases, et la partie filamenteuse des cordes et des câbles pour les navires, et même des vêtements grossiers.

Les feuilles sont employées à couvrir les cases, ou à faire des balais et des corbeilles.

On retire encore du cocotier ce que l’on nomme vin de coco; c’est une liqueur très-enivrante, et dont les Indiens font habituellement usage dans leurs fêtes.