Pour produire le vin de coco, de grands bois de cocotiers sont destinés à ne plus donner de fruits, mais seulement leur sève.

Les arbres se communiquent tous à leur sommet par de longs bambous; ces bambous servent de passerelles aux Indiens, qui, tous les matins, munis de grands vases, vont faire une récolte.

C’est un métier pénible et dangereux, véritable promenade dans les airs, à soixante et quatre-vingts pieds du sol.

C’est du bouton qui doit produire la fleur que l’on retire l’eau ou la liqueur destinée à la fabrication de l’eau-de-vie.

Aussitôt qu’un bouton est prêt à s’épanouir, l’Indien chargé du soin de la récolte le lie fortement, à quelques centimètres de son extrémité; puis il coupe toute cette extrémité, en dehors de la ligature. C’est de cette coupure, ou des pores qu’elle laisse à découvert, que s’écoule continuellement une liqueur sucrée, douce et agréable au goût tant qu’elle n’a pas fermenté.

Lorsqu’elle a passé à l’état de fermentation, on la porte à l’alambic pour la transformer par la distillation en liqueur alcoolique connue sous le nom de vin de coco.

Enfin, l’enveloppe solide de la noix étant brûlée donne une belle peinture noire dont les Indiens font usage pour teindre les chapeaux de paille.

Le bananier est une plante herbacée, sans partie ligneuse; le tronc de chaque pied est formé de feuilles superposées les unes aux autres.

Ce tronc s’élève ordinairement de douze à quinze pieds du sol, et va s’épanouir en longues et larges feuilles qui n’ont pas moins de cinq à six pieds chacune.

C’est du milieu de ces feuilles que sort la fleur, et ensuite ce que l’on nomme un régime.