Deux longs bambous, armés à l’extrémité d’une petite planchette de 12 à 15 centimètres de longueur sur 5 à 6 centimètres de largeur, que l’on nomme battoirs;

Enfin sous un hangar, à une petite distance des batteries, une petite cuve, des hamacs ou couloirs en grosse toile de coton, une petite presse et de grandes claies pour la dessiccation.

Tout étant ainsi disposé, on commence la récolte.

Dans la première journée, on coupe assez de plantes pour avoir toujours un jour d’avance.

La plante est coupée à ras du sol avec l’espèce de coutelas que l’Indien a toujours au côté, et qu’il nomme bolo.

Si la saison se comporte favorablement, la plante repousse, et donne quelquefois successivement deux ou trois récoltes dans la même année.

Chaque batterie est conduite par deux Indiens, l’un pour remplir la cuve de plantes, l’autre pour la remplir d’eau, et tous deux pour exécuter le battage.

De grand matin, la cuve de fermentation est chargée de toute la quantité de plantes qu’elle peut contenir.

On les maintient au niveau des bords de la cuve avec des madriers qui viennent se fixer à de petits tasseaux ménagés dans les douilles. Sans cette précaution, elles surnageraient.

Lorsque cette cuve est pleine d’eau et de plantes, on l’abandonne à la fermentation, qui s’opère ordinairement en vingt ou vingt-quatre heures, selon la température.