Fig. C. Guiligan, espèce de moulin à bras pour séparer le riz de son enveloppe.
1 et 2 représentent deux cônes tronqués, faits avec des bambous tressés en forme de panier. Chaque cône est séparé, vers le milieu, par une cloison aussi en bambou; et le vide du côté du sommet est rempli d’argile bien battue. Dans cette argile sont enfoncées de petites planchettes en bois de palmier, de la largeur du doigt, d’une épaisseur d’un centimètre et d’une longueur de dix; elles sont placées de manière à se toucher presque, et par rayons représentant une meule qui vient d’être nouvellement piquée. Ces deux cônes ainsi préparés sont superposés par leur sommet: le supérieur, au moyen d’une manivelle, tourne sur l’inférieur, et le riz, qui passe entre les deux meules, est légèrement broyé, et n’a plus besoin que de quelques coups de pilon pour être parfaitement décortiqué et d’un beau blanc.
Fig. D. Luçon, mortier en bois, dont l’île de Luçon tire son nom, parce qu’il se trouve dans toutes les cases indiennes pour piler journellement le riz.
Fig. E. Lilit, ou faucille indienne.
Avec le croc on saisit le riz qui, réuni dans l’angle, facilite d’en prendre une bonne poignée de la main gauche; on pousse alors le croc en avant, en faisant faire un petit mouvement à la main, qui le dégage, et, par le même mouvement, la lame d’acier se trouve appliquée contre la paille; on tire vers soi, et toute la poignée que l’on tenait de la main gauche est coupée d’un seul coup.
Fig. F. Peigne, instrument qui sert, après un premier labour à la charrue, à réduire la terre en boue et à niveler le terrain:
1 représente un morceau de bois rond que tient des deux mains le laboureur.
2. Long morceau de fer armé de fortes et longues dents.
Les traits où le buffle est attelé sont figurés aux deux extrémités de ce fer.