Costumes tagals.

Ensuite viennent les visites, les bals, ou les réunions plus intimes: dans ces réunions, on cause, on fume le cigare de Manille, et surtout on mâche le bétel[7]; on boit des verres d’eau sucrée à la glace, et l’on mange des sucreries de toute espèce.

Vers minuit on se retire, à moins qu’on ne veuille prendre part au souper de famille, qui, toujours servi avec luxe, se prolonge ordinairement jusqu’à deux heures du matin.

Telle est la vie que mènent les classes opulentes sous ces latitudes favorisées du ciel.

Maintenant, que le lecteur me permette de revenir à mes aventures.


[1] Les dominicains, l’ordre de Saint-François, les augustins chaussés, les augustins déchaussés, et l’ordre de Saint Jean-de-Dieu.

[2] Les mercredi, jeudi et vendredi saints, les voitures et les chevaux ne peuvent pas circuler dans la ville et les faubourgs. Pendant ces trois jours, tout le monde va à pied.

[3] L’Angelus sonne à toutes les églises à six heures du soir. Au premier coup de cloche, les personnes occupées dans leurs demeures suspendent leurs travaux. Les passants, les promeneurs à pied, à cheval ou en équipage, s’arrêtent pour prier pendant les cinq ou six minutes que sonnent les cloches.

[4] Chaque sainte possède un trousseau et un écrin de grande valeur. Chacune a un certain nombre de dames d’honneur, choisies parmi les meilleures familles de Manille. Ces dames sont chargées du trousseau et de la toilette de la sainte les jours de fête.