«Avec toi, je serai heureuse partout!»

Telle avait été sa réponse. J’étais donc le maître d’agir au gré de ma volonté, et je pouvais me laisser aller où m’entraînait ma destinée.

C’est ce que je fis.

Je voulus aller visiter les terres que je venais d’acquérir.


[1] Dans le mois de mai 1853, une personne inconnue vient m’accoster aux Champs-Élysées en me disant: «Monsieur de la Gironière, permettez-moi de vous demander une poignée de main.—Veuillez bien, lui répondis-je, me rappeler votre nom.—Je suis Charles Benoît.» Je le reconnus alors sans peine. Vingt-huit à trente ans écoulés depuis les faits que je raconte avaient effacé nos inimitiés passées. Ce fut avec un vrai plaisir que nous renouâmes connaissance; et depuis, nous nous voyons souvent avec la même satisfaction que deux anciens et bons amis.

Le docteur Carlos Benoît, après avoir exercé honorablement pendant plusieurs années la médecine à Madrid, est enfin venu se fixer à Paris.

Chapitre VII.

Jala-Jala.—Lac de Bay.—Légende chinoise. —Alila (Mabutin-Tajo).