Métis indiens-espagnols.
Ce qu’il supporte le moins, c’est l’injure, même lorsqu’elle est méritée.
Après une faute commise, on peut lui infliger des coups de fouet, il les reçoit sans se plaindre; mais une injure le révolte.
Il est brave, fataliste, généreux.
Le métier de bandit, qu’il exerce volontiers, lui plaît à cause de la vie d’émotion et de liberté qu’on y mène, et non parce qu’on peut s’enrichir en le faisant.
Généralement les Tagalocs sont bons pères, bons époux, ces deux qualités inhérentes l’une à l’autre.
Horriblement jaloux de leurs femmes, ils ne le sont nullement de l’honneur des filles; peu leur importe si l’Indienne qu’ils épousent a commis des fautes avant son union.
Ils ne lui demandent jamais de dot; eux seuls en apportent une, et font des cadeaux aux parents de leur fiancée.
Le lâche est mal vu par eux, mais ils s’attachent volontiers à l’homme assez brave pour aller au-devant du danger.
Leur passion dominante, c’est le jeu.