Ils applaudissent aux combats d’animaux, surtout à celui des coqs.

Voilà succinctement un aperçu du caractère des hommes que j’avais à conduire.

Mon premier soin fut de me maîtriser.

Je pris la ferme résolution de ne jamais laisser éclater à leurs yeux un mouvement d’impatience, même dans les moments les plus difficiles, et de conserver un calme et un sang-froid imperturbables.

J’appris bientôt qu’il serait dangereux d’écouter les rapports qui me seraient faits, cela pouvait m’exposer à commettre des injustices, ainsi qu’il m’arriva dès le début. Voici dans quelle circonstance:

Deux Indiens vinrent un jour déposer une plainte contre un de leurs camarades, demeurant à quelques lieues de Jala-Jala. Ces délateurs l’accusaient particulièrement d’un vol de bestiaux.

Après les avoir écoutés, je partis avec ma garde pour m’emparer de l’accusé; je l’amenai à mon habitation.

Là, je cherchai à lui faire avouer sa faute; il nia, et se dit innocent.

J’eus beau lui promettre, s’il disait la vérité, de lui accorder son pardon; il persista, même devant les accusateurs.

Persuadé qu’il mentait, mécontent de sa persistance à nier un fait qui m’était attesté avec toute l’apparence de la sincérité, j’ordonnai qu’on l’attachât sur un banc et qu’on lui appliquât douze coups de fouet.