No, signora, répondit-il en rougissant un peu, je suis le seul enfant de ma mère.

—Aimez-vous bien votre mère?

—Autant que j’aime le bon Dieu, dit-il sans la moindre hésitation.

—Voilà une réponse qui annonce un cœur aussi pur que votre front.»

Et un murmure d’approbation générale accompagna cet éloge.

La gentildonna, attirant alors Lorenzo plus près du canapé où elle était assise, lui dit avec un doux sourire:

«Sans doute vous ne voudriez pas la quitter, cette mère que vous aimez tant?

—Si c’était pour son bonheur! répondit avec empressement Zina, qui avait compris toute la portée de cette question.

—Par exemple, répliqua la noble demoiselle en jetant les yeux sur un vieillard silencieux qui était assis en face d’elle, de l’autre côté du foyer, vous plairiez-vous avec nous, mon bel enfant?

O santa Maria! s’écria encore Zina, qui, dans son affection pour Lorenzo, devançait ses réponses, ce serait bien heureux pour l’enfant et pour sa mère!