La hache tomba à Talensac, à deux kilomètres de cet endroit. L'église de cette paroisse est dédiée à saint Méen.
(P. Bézier, Inventaire, p. 223).
Cette légende avait été rapportée sous une forme très voisine par Theuvenot. Notes sur quelques monuments anciens de l'Ille-et-Vilaine, etc. Congrès de la Soc. française d'archéologie. Laval, 1878; qui ajoute ce détail: les bûcherons du voisinage ne se font pas faute encore aujourd'hui d'imiter saint Méen; la rouille et les traces du fer sont très apparentes, sans avoir rien de commun avec les traces primitives.
Saint Méen, abbé, VIe siècle (21 juin), est invoqué contre la fièvre, la gale dite aussi «Mal saint Méen» et les maladies des yeux; sa fontaine la plus renommée est près de Gaël; le saint la fit jaillir d'une terre jusque-là aride. Il est patron de la ville de ce nom, de Cancale, la Fresnaye, Lanvallay, Plélan, Talensac, etc. Il a de nombreuses chapelles, entre autres à Bains, Beignon et à Cancale. À Rennes un hôpital porte son nom; il y a à Bourseul et à Monteneuf, des villages de Saint-Méen, à la Chapelle-sous-Ploërmel, une lande est dite Lande de Saint-Méen.
La statue que nous reproduisons est dans l'église de Paimpont, abbaye qui dépendait de celle de saint Méen; elle porte sur sa base les armoiries de l'abbé Olivier Guiho qui est agenouillé aux pieds du saint. Dans la sacristie un reliquaire d'argent renferme des reliques du saint: il a la forme d'une main avec l'avant-bras, tenant un livre à fermoirs dont les sculptures sont dorées. L'autre statuette que l'on voit ci-dessous en compagnie de celles de saint Lubin et de saint Mamère est dans la chapelle de N.-D. du Haut prés Moncontour.
XIX
La chasse saint Hubert