—Moi? Envoyée par Jupiter auprès des hommes, je vais leur dire de sacrifier aux dieux olympiens, d'immoler sur les autels des brebis et des bœufs, et de remplir leurs rues d'une épaisse fumée de graisse grillée.

—De quels dieux parles-tu?

—Desquels? mais de nous, des dieux du ciel.

—Vous, dieux?

—Y en a-t-il d'autres?

—Les hommes maintenant adorent les oiseaux comme dieux, et c'est à eux qu'ils doivent offrir leurs sacrifices, et non à Jupiter, par Jupiter[2]

Rien de plus humoristique que ce dernier trait.—La situation devient tout à fait intolérable pour les dieux, qui se décident à envoyer aux oiseaux une ambassade composée de Neptune, d'Hercule et d'un dieu triballe, personnage grotesque. Ils se présentent dans la nouvelle cité au moment où Pisthétérus, organisateur de la république des oiseaux, est occupé à faire la cuisine.

«PISTHÉTÉRUS.—Esclave, donne la râpe au fromage; apporte le silphium, passe-moi le fromage, veille au charbon.

HERCULE.—Mortel, nous sommes trois dieux qui te saluons.