[266]: Quelques mois plus tard, le 15 août 1831, dans un débat rétrospectif à la Chambre française, un député de la gauche, M. Cabet, ajoutait, après avoir rappelé que les réfugiés avaient compris la proclamation du principe de non-intervention comme une garantie du secours de la France contre l'Autriche: «Les Italiens n'ont rien négligé pour bien s'assurer que tel était le sens de ce principe; il s'en trouvait un grand nombre à Paris; ils ont donc consulté les notabilités libérales, et toutes les explications qu'ils ont demandées ont eu pour résultat cette assurance donnée unanimement, que, dans le cas d'une insurrection à Parme, à Modène et dans la Romagne, la France viendrait à leur secours si l'Autriche intervenait.»—De son côté, M. de Metternich répétait sans cesse: «C'est le seul mot de non-intervention qui a donné aux révolutionnaires italiens le courage de se soulever.» (Cf., entre autres, les lettres du 9 et du 12 mars 1831, Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 123 et 125.)
[267]: M. de Metternich n'était pas disposé à laisser dans l'ombre le démenti qui serait ainsi donné à la parole de la France; il écrivait, le 12 mars 1831: «Les révolutionnaires italiens seront détrompés sur le compte de la valeur que le gouvernement français accorde au dogme émis par lui.» (Mémoires, t. V, p. 125.)
[268]: Correspondance inédite de M. de Barante. (Documents inédits.)
[269]: Documents inédits.
[270]: Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 121.
[271]: Ibid., p. 120, 158 et 159.—Cf. aussi Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. I, p. 204.
[272]: M. de Barante, dans sa correspondance diplomatique, répétait sans cesse que le gouvernement sarde serait, en cas de guerre, l'allié de l'Autriche. (Documents inédits.) Peut-être même y avait-il traité secret entre les deux puissances. (Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. I, p. 34.)
[273]: Hillebrand, Geschichte Frankreichs, 1830-1870, t. I, p. 217.
[274]: Ibid.
[275]: Bulwer, Life of Palmerston, t. II, p. 48 à 52.