[575]: Voir son discours du 7 mars 1832.—Le 13 août 1831, un autre membre du cabinet, M. de Montalivet, insistait également sur l'intérêt capital qu'avait la France au maintien du pouvoir temporel. Énumérant les conséquences qu'aurait son renversement, il terminait ainsi: «Enfin, messieurs, ce serait, en dernière analyse, donner le Pape à l'une des capitales de l'Europe catholique, à l'exclusion de la nôtre.» Les mêmes idées étaient alors soutenues par ceux qui secondaient M. Casimir Périer, par exemple par M. Guizot, dans son discours du 20 septembre 1831, et par M. Thiers, dans sa brochure sur la Monarchie de 1830.

[576]: M. de Sainte-Aulaire écrivait au général Sébastiani: «C'est une issue ridicule et honteuse, que celle de cette révolution romaine dans l'intérêt de laquelle on voulait armer l'Europe; elle est morte ignominieusement, et il y aurait mauvaise grâce à en porter le deuil.»

[577]: M. de Metternich écrivait, peu après, dans une lettre secrète au comte Apponyi: «Le gouvernement pontifical appartient malheureusement à la catégorie de ceux qui sont le moins capables de gouverner; le désordre qui règne dans quelques-unes de ses provinces est en majeure partie sa faute, et plus encore celle de l'incapacité de ses agents. Nous en faisons l'expérience journalière.» Il écrivait aussi, le 29 juin suivant, à son ambassadeur à Rome: «Le gouvernement pontifical ne sait pas gouverner.» (Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 315 et 343.)

[578]: M. de Metternich lui-même protestait de son désir d'aider au triomphe du ministère français. «Nous entrevoyons, écrivait-il le 16 juin 1831, les causes du désir du cabinet de Paris de voir hâter, autant que possible, la retraite de nos troupes; mais nous voulons fournir à l'Europe la preuve que nous aimons à soutenir l'administration actuelle en France.» (Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 140.)

[579]: Mémoires de M. de Metternich, t. V, p. 191.

[580]: Au début de cette affaire, M. de Barante, appelant, dans une dépêche que nous avons déjà citée, l'attention de son gouvernement sur la nécessité de faire en Italie quelque acte, d'obtenir quelque concession qui «montrassent la force et le crédit de la France», ajoutait: «L'apparence serait même ici plus essentielle que la réalité. Car ce qu'il faut surtout, c'est se vanter de cette concession, c'est en faire un argument de tribune, qui ne laisse pas le beau rôle dans la discussion aux partisans de la guerre. Une fois la considération de la France sauvée, son influence conservée, on cherchera à la longue et à loisir comment améliorer d'une façon solide et réelle la situation des peuples d'Italie. Ici, il ne s'agit que de l'effet du moment.» (Documents inédits.)

[581]: Voir, sur le commencement des affaires belges, ch. [II], § III, et ch. [V], § I.

[582]: Bulwer, Life of Palmerston, t. II, p. 52 à 55.

[583]: Dépêches du 15 mars et du 4 avril 1831. Voir aussi les discours prononcés à la Chambre des députés, dans les séances du 18 mars et du 4 avril.

[584]: Dépêche du 25 avril.