[146]: Il ne faut pas confondre ce Garnier-Pagès, homme de talent, qui cachait dans un corps maladif une volonté froide et passionnée, avec son frère cadet, personnage bonasse, médiocre et un peu ridicule, qui dut seulement au renom laissé par son aîné de se trouver un moment en 1848 à la tête de la France. Le 24 février, on lisait, à la tribune de la Chambre envahie, les noms des membres du gouvernement provisoire; arrivé au nom de Garnier-Pagès, une voix du peuple cria: «Il est mort, le bon!»

[147]: O. Barrot, Mémoires, t. I, p. 268.

[148]: De la Hodde, Histoire des sociétés secrètes, p. 87.

[149]: Ainsi appelait-on ceux des combattants de Juillet qui prétendaient n'avoir pas été récompensés selon leur mérite.

[150]: On a raconté que, quand le cortége était arrivé à la place de la Bastille, un officier du 12e léger s'était avancé vers le premier groupe et avait dit au chef: «Je suis républicain, vous pouvez compter sur nous.» Aucune défection ne se produisit.

[151]: M. de Saint-Priest écrivait à M. de Barante: «Louis-Philippe a fait son devoir de roi avec un courage, une bonne grâce, un à-propos vraiment admirables; ni trop ni trop peu; du courage sans témérité, de la dignité dans le maintien, des mots heureux à la façon de Henri IV.» (Documents inédits.)

[152]: Louis Blanc, Histoire de dix ans, t. III, p. 286.

[153]: «Magistrats, députés, gardes nationaux ne peuvent se croire fidèles à leurs serments envers le pays, s'ils n'interviennent pas de la manière la plus énergique entre la population qu'on menace d'égorger, et un gouvernement qui veut forcer les soldats à égorger la population, les citoyens à s'armer contre les citoyens. Par son endurcissement à soutenir un fatal système, il s'est fait une nécessité du crime; il faut qu'il étouffe dans le sang nos patriotiques résistances..... La France veut un gouvernement qui la défende au lieu de l'assassiner.» (National du 6 juin 1832.)

[154]: Mémoires d'Odilon Barrot, t. I, p. 270.

[155]: Lettre du 20 juin 1832. (Mémoires de La Fayette, t. VI, p. 674.)