[499]: Lettre du 19 janvier 1839. (Documents inédits.)

[500]: Cf. notamment les Mémoires de M. Guizot (t. IV, p. 288), et la Notice du M. Vitet sur M. Duchâtel.

[501]: Les majorités du ministère avaient été successivement de 7 voix, de 4, de 29, de 13, de 7, de 9, et, au vote sur l'ensemble, de 13 voix. Pans le seul vote où elle l'avait emporté, la coalition avait eu une majorité de 9 voix.

[502]: Lettre de M. Molé à M. de Barante, du 22 février 1839. (Documents inédits.)

[503]: Documents inédits.

[504]: Notes inédites de M. Duvergier de Hauranne.

[505]: M. Molé, expliquant, quelques semaines plus tard, le 24 février, à M. de Barante, sa conduite, lui écrivait: «Si M. Thiers était rendu nécessaire par la composition de la nouvelle Chambre, du moins il ne pourrait plus dissoudre, et se trouverait obligé de marcher en présence d'une minorité si forte qu'elle lui rendrait impossible de se livrer aux caprices et aux témérités de son esprit.» Il écrivait de même à M. Bresson, le 26 février: «La dissolution épuisait ce moyen pour trois ans au moins. Le nouveau ministère serait obligé de vivre avec une Chambre qui le contiendrait et au sein de laquelle, s'il voulait dévier de la politique suivie depuis 1830, la Couronne trouverait un point d'appui pour lui résister.» M. de Barante avait d'ailleurs écrit à M. Molé, le 18 février: «La dissolution était devenue infaillible, et la faire de préférence à Thiers était un devoir.» (Documents inédits.)

[506]: M. Molé disait, dans la lettre à M. de Barante, déjà citée plus haut: «Il fallait faire le vide et que le Roi appelât, sur ma démission remise, le seul homme qui pût essayer de former un cabinet, sans livrer la Couronne et le pays à ceux que nous avions vaincus.» (Documents inédits.)

[507]: Dans une lettre du 7 février 1839, le Roi raconte à M. Molé qu'il vient de voir le maréchal Soult, et il précise ainsi l'impression qu'il a gardée de l'entretien: «Cette impression est que si les élections sont favorables,—et il m'a paru croire qu'elles le seraient,—il sera prêt à entrer dans votre ministère... Au surplus, je n'ai rien offert...» (Documents inédits.)

[508]: M. Molé écrivait à M. de Barante, le 24 février 1839: «Si je n'étais très-décidé à ne pas me croire assez de valeur ou d'importance pour supposer que la Providence m'a donné une mission, je verrais le doigt de Dieu dans la force et la santé qu'il m'envoie... Je vous dirai la vie que j'ai menée, et les inventions de mes adversaires pour avoir raison de mon âme ou de mon corps.» (Documents inédits.)