[509]: Lettre du 24 février 1839. (Documents inédits.)

[510]: Lettre de M. L. Faucher à M. H. Reeve, du 12 février 1839. (L. Faucher, Biographie et Correspondance, t. 1, p. 79.)

[511]: Journal des Débats du 7 février 1839.

[512]: M. O. Barrot dit, dans ses Mémoires, que cette manœuvre dut surtout son succès à la présence des doctrinaires dans l'opposition: c'étaient eux dont les menaces pouvaient le plus faire réfléchir les fonctionnaires; or, ajoute M. Barrot, «ces menaces ne contribuèrent pas peu à notre victoire». (T. I, p. 333.)

[513]: Journal des Débats du 18 février 1839.

[514]: «La cour, dit le Courrier français, ce ne sont pas les courtisans. La cour, c'est un gouvernement organisé, un État dans l'État... La cour règne, la cour gouverne, la cour administre..... Nous n'avons pas détruit la monarchie absolue pour en voir renaître les abus sous un autre régime et avec un autre nom. La royauté paraissait d'abord si débile et si exposée que l'on craignait, en résistant à des tentatives peu constitutionnelles, de détruire la constitution. Maintenant, il se trouve que la prérogative est trop forte et que nous sommes trop faibles. Rétablissons l'équilibre par des élections sincères.» Lisez aussi cet article du Siècle: «Si nous ne savions à quel degré de folie la cour a été conduite par l'orgueil de ses prétentions, nous resterions confondus devant un article publié, ce matin, dans le Journal des Débats; mais nous connaissons depuis longtemps les secrètes faiblesses de la politique personnelle, le besoin qu'elle a de se proclamer, la satisfaction qu'elle éprouve à se mettre au-dessus des règles, à divulguer sa ténacité, son omnipotence, et, par là même, malheureusement, à détruire, autant qu'il est en elle, les fictions salutaires sur lesquelles repose l'inviolabilité de la Couronne.»

[515]: Voyez, par exemple, cet article du Courrier français: «On prétend que la résistance de l'opposition ne s'arrête pas au ministère: c'est une calomnie intéressée; si la Couronne se trouve compromise dans cette lutte, c'est le ministère, et le ministère seul, qui la compromet. Quand nous disons que le ministère découvre la royauté, qu'il tolère l'intervention personnelle du Roi et des princes dans les affaires, qu'il dénature, au profit de la prérogative, le caractère des institutions, nous n'accusons pas la Couronne, nous accusons le ministère qui est responsable même des écarts du pouvoir royal........ Si on laissait faire les ministres du 15 avril, la direction des affaires étrangères serait le privilége du Roi, le duc d'Orléans disposerait souverainement du ministère de la guerre, le duc de Nemours mettrait sans doute la main sur le gouvernement de l'intérieur, et le prince de Joinville deviendrait l'arbitre des choses de la mer.»

[516]: Les coalisés eux-mêmes en avaient le sentiment: «On nous avait forcés, écrit M. Duvergier de Hauranne, à montrer les dangers du pouvoir personnel du Roi. De là résulta un mouvement d'opinion toujours croissant et qui, si le jour de l'élection ne fût venu l'arrêter, nous eût peut-être entraînés plus loin que nous ne voulions aller.» (Notes inédites.)

[517]: Outre l'indignation que lui causait la coalition en elle-même, M. Royer-Collard avait, à cette époque, une animosité un peu jalouse contre M. Guizot.

[518]: Journal inédit du baron de Viel-Castel.