[519]: Lettre du 10 février 1839. (Documents inédits.)
[520]: Le témoignage de la feuille ministérielle était confirmé par celui des journaux opposants. Le Constitutionnel disait: «Les entreprises du génie industriel sont suspendues; le commerce est en souffrance et s'alarme.» Et le Courrier français: «Le commerce et l'industrie souffrent. L'argent est rare. Le crédit se resserre. De nombreuses faillites ont éclaté.» Aucun doute donc sur la constatation du mal; seulement, on s'en renvoyait, d'un parti à l'autre, la responsabilité.
[521]: Dès le 25 janvier, M. de Metternich avait écrit à son ambassadeur à Paris: «Dans quelle position, grand Dieu! est la France! Vous autres, qui vous trouvez au milieu de ce gâchis moral et matériel, vous ne sauriez recevoir de débats tels que ceux qui viennent d'avoir lieu, au sujet de l'Adresse, une impression aussi forte,—je dirai même aussi nauséabonde—que celle qu'en ressentent ceux qui vivent dans une atmosphère plus pure.» Le chancelier estimait qu'après tout M. Berryer, M. Garnier-Pagès et même M. Thiers «jouaient leur jeu»; il s'en prenait à ceux «qui voulaient la conservation de l'ordre de choses existant et qui n'en voulaient pas les moyens». «Je ne trouve, disait-il, pour qualifier ces hommes que les substantifs niais, sots et méchants. Qu'ils choisissent! Je suis même prêt à leur accorder les trois défauts réunis.» Le spectacle de la lutte électorale n'était pas fait pour donner à M. de Metternich une impression meilleure: «La France, écrivait-il le 9 février, se trouve aujourd'hui à 1830, en partie avant et en partie après Juillet....L'avenir le plus rapproché nous offre la certitude de deux mois où toutes les passions seront mises en un mouvement extrême, et cela non-seulement en France, mais dans l'Europe entière. Par contre, que nous offre l'avenir le plus éloigné? Et tout cela, parce que MM. Thiers et Guizot veulent être ministres à tout prix, et—notez bien ceci,—l'un en dépit et aux dépens de l'autre! Vive donc le régime représentatif moderne!» Et le 15 février: «Je vous avouerai que je suis très-inquiet sur le prochain avenir de la France. Quand un pays est une fois placé comme celui-là, il est à la veille de grandes perturbations.» (Mémoires de Metternich, t. VI, p. 309, 310, 353 à 359.)
[522]: Lettre du 13 février 1839. (Documents inédits.)
[523]: M. Bresson écrivait encore, le 3 février, à M. de Barante: «On est parfait à Berlin, de toutes parts, pour le Roi et M. Molé.» (Documents inédits.)
[524]: Mémoires de Metternich, t. VI, p. 353, 358, 359.
[525]: Constitutionnel du 15 février 1839.
[526]: Documents inédits.
[527]: Documents inédits.—Dans une lettre du 21 janvier, M. de Barante écrivait: «Il paraît que les hommes de gouvernement sont capables de rendre le gouvernement impossible même pour eux.»
[528]: Mémoires inédits du comte de Sainte-Aulaire.