| 1830, | 1095 | millions | 1833, | 1134 | millions | 1835, | 1047 | millions | ||
| 1831, | 1219 | — | 1834, | 1063 | — | 1836, | 1065 | — | ||
| 1832, | 1174 | — | ||||||||
[44]: Lettres de M. Guizot à sa famille et à ses amis, p. 159.
[45]: La Revue des Deux Mondes exprimait, vers cette époque, l'effet produit sur une partie des spectateurs par cette personnalité excessive de M. Thiers, quand elle disait de lui: «Il se flatte, il se mire; s'il veut vous convaincre, il en appelle à lui; s'il combat l'aristocratie, il vous dit qu'il n'a pas de penchant pour elle, parce que moins qu'un autre il voudrait la trouver sur son chemin; s'il veut vous effrayer de la guerre, il vous déclare que, pour lui, il a plus besoin de la paix que tout autre, car elle convient à ses études, à ses loisirs et à ses goûts. Tout part de sa personne, tout y revient aboutir.»
[46]: C'est ce qui faisait écrire à M. Sainte-Beuve: «Thiers juge trop sévèrement les hommes, ou du moins trop exclusivement: il est trop prompt à les déclarer bêtes.» (Cahiers de Sainte-Beuve, p. 106.)
[47]: Nous lisons dans le Journal de M. de Viel-Castel: «22 avril 1836. M. de Montalivet est peu satisfait de l'outrecuidance et du ton de supériorité du président du conseil.—12 juin. Montalivet, Duperré, Pelet de la Lozère sont blessés du ton de prépotence, de la légèreté dédaigneuse du président du conseil et de son ingérence perpétuelle dans les affaires de tous les départements.» (Documents inédits.)—M. Guizot écrivait, à la date du 18 juin: «Les difficultés intérieures et les bruits de désorganisation se renouvellent. M. Passy parle ouvertement de sa retraite, comme très-prochaine; il est dégoûté, ennuyé, malade. M. Sauzet réclame l'accomplissement de toutes les promesses qu'il a faites et va jusqu'à dire que, si on ne les tient pas, il sera contraint aussi de se retirer. Je ne crois pas à la fermeté de toutes ces exigences, cependant elles sont réelles.»
[48]: Correspondance de Béranger.
[49]: Arrêts du 30 juillet et du 8 août 1836.
[50]: Sur l'organisation de la Société des Familles, voyez l'ouvrage déjà cité de Lucien de la Hodde sur l'Histoire des sociétés secrètes de 1830 à 1848, p. 199 à 207.
[51]: Ledru-Rollin a dit de Blanqui: «Son âme est pétrie de fiel et de sang.»
[52]: Voici le détail: 12 janvier 1831, un an de prison, pour insulte aux magistrats; 12 janvier 1832, un an de prison, pour cris séditieux et complot; 11 août 1836, deux ans de prison, pour société secrète et fabrication clandestine de poudre; 31 janvier 1840, à la suite de l'émeute du 12 mai 1839, condamnation à mort, commuée en déportation perpétuelle; 2 avril 1849, dix ans de détention, à raison de l'attentat du 15 mai; 17 juillet 1861, quatre ans de prison, pour société secrète; 29 avril 1872, déportation dans une enceinte fortifiée, à raison de la tentative insurrectionnelle du 31 octobre 1870. Il avait été nommé membre de la Commune, mais se trouvait alors en prison hors de Paris.