[427]: Journal inédit de M. de Viel-Castel.

[428]: Mémoires de M. Guizot.

[429]: M. de Tocqueville, revenant, peu de mois après, sur ces événements, montrait, en face du parti «rêvant de conquêtes et aimant la guerre soit pour elle-même, soit pour les révolutions qu'elle peut faire naître», un autre parti «ayant pour la paix un amour» que cet homme politique «ne craignait pas d'appeler déshonnête; car cet amour a pour unique principe, non l'intérêt public, mais le goût du bien-être et la mollesse du cœur.» (Nouvelle Correspondance, p. 187.)

[430]: M. Doudan écrivait, le 11 octobre 1840: «J'ai quelque idée que les Chambres ne seront pas très-guerrières. Il est assez agréable de se faire chanter des airs belliqueux, après dîner, dans un salon bien éclairé, quand on est sûr de n'être pas réveillé par le bruit du canon. Mais le vrai canon exalte peu l'imagination. Les propriétaires sensés se trouvent surpris d'une profonde mélancolie, en pensant à ce que coûte la gloire. Ce n'est pas timidité devant le danger matériel, c'est l'horreur des chances, la crainte que le pot-au-feu, qui bout doucement, ne soit renversé, qu'il ne faille se désheurer. Quand on a ces dispositions, il faut tâcher de n'avoir pas, en même temps, la fureur de la déclamation et ne jamais menacer de loin les murailles de Troie. C'est cela qui est ridicule. Le reste est très-pardonnable.» (Lettres, t. Ier, p. 358.)

[431]: Mémoires de M. Guizot.

[432]: Dépêche du 5 octobre 1840. (Correspondence relative to the affairs of the Levant.)

[433]: Bulwer, t. II, p. 298.

[434]: Lettres à M. Bresson et à M. de Barante. (Documents inédits.)

[435]: Revue rétrospective.

[436]: L'amiral Jurien de la Gravière, qui servait, jeune officier, sur cette flotte, a écrit depuis dans ses Souvenirs: «Combien de temps nos succès auraient-ils duré? C'est ce qu'il est difficile de savoir; mais il est hors de doute qu'un premier succès était presque infaillible.» Sir Charles Napier, qui avait un commandement sur la flotte anglaise du Levant, a reconnu depuis, en plein parlement, qu'elle eût difficilement résisté à une attaque de la flotte française. (Séance du 4 mars 1842.)