[257]: Siècle du 6 juin, Courrier français du 6 et du 10 juin.—La gauche sentit très-vivement ce désappointement. Deux ans après, M. Léon Faucher, rédacteur du Courrier français, s'en souvenait encore et écrivait, le 8 novembre 1842, à M. Duvergier de Hauranne: «Nous ne pouvons à aucun prix recommencer l'épreuve du 1er mars. Rémusat en particulier, par son obstination à conserver les préfets, nous avait tout à fait sacrifiés. Pour ma part, j'ai failli y perdre ma position, ma santé... S'immoler à des personnes, c'est être dupe et faire des ingrats. Encore aujourd'hui, quatre ou cinq journaux me font l'honneur de m'attaquer personnellement comme si j'étais ministre, et pourtant je suis peut-être le seul homme de la presse, avec Chambolle, qui n'ai rien demandé ni rien accepté du 1er mars.» (Léon Faucher, Biographie et Correspondance, t. I, p. 396.)

[258]: Documents inédits.

[259]: Documents inédits.

[260]: Lettre du capitaine Callier au maréchal Soult. (Documents inédits.) Le capitaine Callier, aide de camp du maréchal, était resté à Paris pour tenir ce dernier, alors à la campagne, au courant des événements politiques.

[261]: Cf. plus haut, p. [136] et suiv.

[262]: Correspondance de M. Thiers avec M. Guizot, publiée par extraits dans les Mémoires de ce dernier, et dépêches inédites de M. Thiers à ses autres ambassadeurs.

[263]: Senior, Conversations with M. Thiers, M. Guizot, and other distinguished persons, t. I, p. 4.—Dans cet entretien, auquel nous avons déjà fait allusion, M. Thiers se donnait comme ayant été personnellement peu favorable au pacha; seulement, quand il prit le pouvoir, il trouva le Roi et l'opinion trop échauffés sur la question égyptienne pour pouvoir aller à l'encontre. «Je consultai Granville, ajouta-t-il, qui me donna le conseil de temporiser jusqu'à ce que les Français, avec leur habituelle versatilité, eussent porté leur attention sur un autre sujet... Je suivis ce conseil.»

[264]: M. Thiers écrivait le 8 juin à M. Guizot: «Il ne faut pas avoir l'air d'abjurer la note du 27 juillet, car un revirement de politique, l'abandon patent d'un engagement antérieur doit s'éviter avec soin.» (Mémoires de M. Guizot.)

[265]: Le ministère du 12 mai lui-même, très-peu de temps après la note du 27 juillet, en était à regretter l'arrangement direct. Le maréchal Soult écrivait, le 15 octobre 1839, au duc d'Orléans: «Quant à la Russie, elle pousse le Divan, par M. de Boutenieff, à s'arranger directement avec le vice-roi, qui paraît avoir à ce sujet des espérances. Si cela arrive, au lieu de l'empêcher, nous y donnerons notre consentement, et, pour en finir, ce serait l'issue la plus favorable.» (Documents inédits.)

[266]: Voy. les lettres écrites sur ce sujet par M. Thiers à M. Guizot, notamment celles du 21 mars et du 28 avril 1840. (Mémoires de M. Guizot.)