[499]: Le général de La Moricière, par Keller, t. I, p. 418.

[500]: C'est à l'obligeante communication de M. le général Trochu que je dois ces détails, ainsi que ceux qui vont suivre. Ils donnent parfois aux événements une physionomie un peu différente de celle que leur ont prêtée d'autres historiens. Mais le témoignage d'un homme aussi bien placé pour tout voir et aussi bien préparé à tout comprendre, m'a paru avoir une valeur décisive.

[501]: Keller, Le général de La Moricière, t. Ier, p. 421 à 423.—V. aussi C. Rousset, La conquête de l'Algérie, t. II, p. 91 à 93.

[502]: Le Roi, notamment, avait manifesté sur ce point, dès l'origine, une volonté très arrêtée. «Si on ne met pas un éteignoir absolu de notre côté, écrivait-il, le 12 novembre 1844, au maréchal Soult, on nous enfilera dans une nouvelle guerre avec le Maroc. Je crois qu'il faut des ordres péremptoires de ne laisser passer les frontières du Maroc par nos troupes, nulle part et sous quelque prétexte que ce soit, pas même celui de la poursuite d'Abd el-Kader. Nous sommes hors du guêpier, et ne nous y laissons pas entraîner une seconde fois.» (Documents inédits.)

[503]: Voir notamment les lettres que le maréchal Bugeaud écrivait, le 6 avril 1846, au duc d'Aumale et à M. Léon Roches. (D'Ideville, Le maréchal Bugeaud, t. III, p. 97 à 99 et p. 103.)

[504]: Mémoires de M. Guizot, t. VII, p. 212 à 223.

[505]: En 1843, dans un combat de cavalerie, le trompette Escoffier, voyant son capitaine démonté et sur le point d'être capturé, mit pied à terre et lui amena son cheval: «Montez vite, mon capitaine, lui dit-il, c'est vous et non pas moi qui rallierez l'escadron.» Le brave trompette fut fait prisonnier. Le maréchal Bugeaud fit connaître à l'armée, par un ordre du jour, cet acte héroïque, et le Roi, sans attendre la libération d'Escoffier, le décora de la Légion d'honneur. Informé de ces faits, Abd el-Kader traita son prisonnier avec les plus grands égards et lui fit même remettre solennellement la croix de la Légion d'honneur devant ses troupes réunies. Escoffier fut échangé l'année suivante.

[506]: Dans une lettre écrite par Abd el-Kader au Roi, en novembre 1846, nous lisons: «L'accroissement de notre colère a été tel que nous nous sommes décidé à ordonner le massacre.» Et dans une lettre au maréchal Soult, de la même date: «La colère a fini par déborder de notre cœur, et nous avons ordonné que l'on tuât vos prisonniers.»

[507]: Le maréchal Bugeaud, par d'Ideville, t. III, p. 100.

[508]: Mémoires de M. Guizot, t. VII, p. 223 à 225.