[111]: Voir les lettres écrites, le 25 février et le 6 avril 1847, par le roi Léopold à son neveu, le duc régnant de Saxe-Cobourg-Gotha. (Aus meinem Leben und aus meiner Zeit, von Ernst II, herzog von Sachsen-Coburg-Gotha, t. I, p. 175 et 181.) J'ai déjà eu, du reste, occasion de noter ces préoccupations chez le roi des Belges. (Voir plus haut, t. VI, p. 283.)

[112]: Louis-Philippe prisait si haut l'esprit politique du roi des Belges, que, vers la fin de son règne, en face des difficultés croissantes de la situation, il songea à confier à ce prince la régence de la France, pendant la minorité de son petit-fils. Il eut, à ce sujet, avec lui, une correspondance, mais on ne s'entendit pas. «Eh bien, disait assez irrévérencieusement Léopold, en causant de cette affaire avec son neveu, le duc régnant de Saxe-Cobourg, que le bon vieux monsieur mange sa soupe lui-même!» (Aus meinem Leben, etc., t. I, p. 184.) Le roi des Belges, esprit plus avisé que tendre, ne se piquait pas de dévouement envers son beau-père; il cherchait plus à l'exploiter qu'il n'était disposé à le servir, et il ne le ménageait pas, quand il se trouvait avec d'autres Cobourg.

[113]: Lettre de Louis-Philippe au roi des Belges, en date du 16 février 1847, publiée par la Revue rétrospective.—Lettre de M. Désages à M. de Jarnac, du 3 mai 1847. (Documents inédits.)

[114]: Revue rétrospective.

[115]: Lettre du 26 avril 1847. (Documents inédits.) Le duc de Broglie terminait ainsi sa lettre: «Mon rôle dans les affaires publiques a toujours été de me compter pour peu de chose et de ne point viser au succès personnel. Somme toute, je m'en suis bien trouvé, comme il arrive toujours quand on suit ce rôle par instinct et avec persévérance. Je parle quand je crois avoir quelque chose à dire qu'un autre ne dira ni mieux ni aussi bien que moi. J'agis quand je crois que j'ai quelque chose à faire qu'un autre ne peut faire ni mieux ni aussi bien que moi. Passé cela, je me tiens tranquille, et ce que je préfère, c'est la vie privée. Si j'ai tort ou raison dans cette occasion, c'est ce que l'événement décidera; mais je me serai conduit conformément à mon caractère. C'est tout ce qu'il me faut. À soixante et un ans, on n'a plus que cela à faire, même par intérêt.»

[116]: Le roi des Belges, alors à Windsor, avait averti le duc de Broglie qu'il était «impossible d'ôter de la tête de toutes les personnes tant soit peu influentes en Angleterre, la Reine y comprise, que tout ce qui était arrivé était le résultat d'une vaste machination du gouvernement français». (Lettre confidentielle du duc de Broglie à M. Guizot, du 5 juillet 1847. Documents inédits.)

[117]: Lettres confidentielles de M. Guizot au duc de Broglie, du 16 juillet et du 6 décembre 1847. (Documents inédits.)

[118]: Lettre précitée du 16 juillet 1847. (Documents inédits.)

[119]: Lettre confidentielle du 18 octobre 1847. (Documents inédits.)

[120]: Lettre confidentielle du duc de Broglie à M. Guizot, du 12 octobre 1847. (Documents inédits.)