C’est une vaste peau fauve que mon royaume !
J’ai tué le lion qui portait cette peau ;
Mais toujours le fumet du féroce fantôme
Flotte chargé de mort, et garde mon troupeau !
Enfin, j’offre au soleil le secret de mes charmes !
Jamais il n’a doré de seuil si gracieux !
De ma fragilité je goûte les alarmes
Entre le double appel de la terre et des cieux !
Repas de ma puissance, intelligible orgie,
Quel parvis vaporeux de toits et de forêts