Encore un peu brûlante, et lasse, mais comblée,

Et de tant de trésors tendrement accablée

Par de tels souvenirs qu’ils empourprent sa mort,

Et qu’ils la font heureuse agenouiller dans l’or,

Puis s’étendre, se fondre, et perdre sa vendange

Et s’éteindre en un songe en qui le soir se change.

Quelle perte en soi-même offre un si calme lieu !

L’âme, jusqu’à périr, s’y penche pour un Dieu

Qu’elle demande à l’onde, onde déserte, et digne

Sur son lustre, du lisse effacement d’un cygne…