Que nulle vierge enfant échappée au satyre,

Nulle ! aux fuites habile, aux chutes sans émoi,

Nulle des nymphes, nulle amie, ne m’attire

Comme tu fais sur l’onde, inépuisable Moi !…

II

Fontaine, ma fontaine, eau froidement présente,

Douce aux purs animaux, aux humains complaisante

Qui d’eux-mêmes tentés, suivent au fond la mort,

Tout est songes pour toi, sœur tranquille du sort !

A peine en souvenir change-t-il un présage,