Que pareille sans cesse à son fuyant visage,
Sitôt de ton sommeil les cieux te sont ravis.
Mais si pure tu sois des êtres que tu vis,
Onde sur qui les ans passent comme les nues,
Que de choses pourtant doivent t’être connues,
Astres, roses, saisons, les corps et leurs amours !
Claire, mais si profonde, une nymphe toujours
Effleurée, et vivant de tout ce qui l’approche,
Nourrit quelque sagesse à l’abri de sa roche,
A l’ombre de ce jour qu’elle peint sous les bois.