Tu vois du sombre amour s’y mêler la tourmente,

L’amant brûlant et dur ceindre la blanche amante,

Vaincre l’âme… Et tu sais selon quelle douceur

Sa main puissante passe à travers l’épaisseur

Des tresses que répand la nuque précieuse,

S’y repose, et se sent forte et mystérieuse ;

Elle parle à l’épaule et règne sur la chair.

Alors les yeux fermés à l’éternel éther

Ne voient plus que le sang qui dore leurs paupières ;

Sa pourpre redoutable obscurcit les lumières