Et pourtant je suis triste, ami lointain.

Je suis triste, ami lointain, et pourtant

Le printemps sourit à la douce Ménabia,

Il embaume de son souffle les coteaux bônois.

Leurs villas semblent des colombes blanches,

Blotties sous les millénaires oliviers,

Et l’on voit l’or des fruits

Rutiler encore parmi la neige des fleurs.

Et pourtant je suis triste, ami lointain.

Pour qui dissipera la tristesse de mes jours,