Je cueillerai, une à une, toutes les étoiles du ciel

Et d’une main pieuse, j’en couronnerai son front.

Egalement je lui donnerai trois rayons de lune

Pris au filet dans le golfe d’Anneba.

Et ne crois pas qu’il soit surpris de ce cadeau

Celui qui dissipera la tristesse de mes vingt ans,

Car celui-là, ami lointain, c’est le Désert.

Toujours, comme vous le voyez, la nostalgie profonde, incurable du Sahara. Son âme ardente déborde, ses yeux s’emperlent de larmes, rien que d’entendre ou d’écrire ce mot magique, ce vocable fascinateur. Et l’inspiration en naît très douce pour elle, prenante, apaisante et consolatrice aussi.

Des sables lointains de Touggourt, sur un rythme et un fond semblables, le poète, inconnu d’elle, répond :

J’étais joyeux, amie lointaine, voici peu.