Les palmeraies de l’Oued R’hir n’avaient pour moi
Que des sourires ; les grandes palmes
Balancées au vent du soir, chantaient
A mes oreilles attentives de douces chansons.
Et maintenant, amie lointaine, d’avoir ouï
La tienne que m’apporta le vent du Nord
Tu me vois, plus triste que toi.
Voici peu, amie lointaine, j’étais joyeux.
Sous mes pieds, dans mes voyages, la dune
Etait plus veloutée que la laine des tapis.