Aux étapes, l’eau saumâtre de nos puits
Me semblait plus douce que le miel.
Et, maintenant, amie lointaine, d’avoir respiré
La senteur des roses et des aubépines
Que tes vers m’ont apportée du Tell printanier,
Tu me vois plus triste que toi.
Pour qui dissipera ce malaise de mon âme,
Quand au désert sonnera l’heure du moghreb,
Je cueillerai, sur un plateau d’or,
Le soleil mourant dans ses pourpres,